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Mégaphorbiaies alluviales (6430)

Description

Formations végétales de hautes herbes hygrophiles dominées par de grandes dicotylédones (Reine-des-prés, Ortie, Angélique,...)  se développant sur des sols riches et frais, le long des cours d'eau.

Les mégaphorbiaies alluviales occupent naturellement les clairières et les ouvertures dans les forêts sur sols riches, régulièrement inondés en hiver. Pendant la bonne saison, l’abaissement de la nappe phréatique permet la minéralisation des dépôts de crue (alluvions minérales et dépôts organiques) et procure des conditions de développement particulièrement favorables, ce qui explique l’exubérance de ces végétations.

Dans le cadre du projet

Dans la zone de projet, les mégaphorbiaies se développent essentiellement dans les fonds de vallées, le long des différents d'eau traversant la zone de projet. Elles y couvrent actuellement une surface d'environ 650 hectares. L'objectif est d'en restaurer 20 hectares dont 10 hectares de nouvelles acquisitions.

Quelques espèces caractéristiques

Les mégaphorbiaies alluviales sont essentiellement différenciées par la richesse et l’humidité du substrat.

Sur les sols les moins riches, souvent plus humides, elles sont dominées par la Reine-des-prés, l’Angélique sauvage, la Valériane officinale, la Lysimaque commune, le Scirpe des bois, la Salicaire et la Bistorte. Le Cirse maraîcher, la Cardère velue ou l’Aconit casque-de-Jupiter (uniquement en Lorraine) signalent la présence d’alluvions riches en bases. Les mégaphorbiaies des grandes rivières et des ruisseaux de plaine au sol riche, souvent plus sec, sont dominées par le Liseron des haies, l’Eupatoire chanvrine, la Consoude officinale, l’Épilobe hirsute, l’Épilobe à petites fleurs, le Houblon, le Pigamon jaune, la Grande Cuscute et la Grande Ortie. Cette dernière espèce peut dominer le tapis végétal sur les sols particulièrement riches en azote.

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